Vol de reprise
53 ! 53 jours que je n'avais pas
volé ! un record absolu toutes catégories !
aujourd'hui tout est réuni pour enfin déployer les ailes
: soleil, vent léger et surtout accord (que dis-je accord, j'ai
carrément une invitation) de la part de mon kiné pour
aller tenter ce truc de fou !
A st hil, la foule des grands jours : le camion du pôle espoir,
le xavier murillo en train de shooter tout ce qui vole… Il y a des
cadors comme s'il en pleuvait !)
Les copains (enzo et la bande) étaient déjà
partis. L'autre bande (marco et prez) derrière dans une autre
file) qui piaffent d'impatience.
Deux petits coup de main pour un pré gonflage. Le 3e pré
gonflage, l'aile monte d'un bon mètre. Je vois qu'elle veut
voler alors je ne la repose pas. Elle vient au-dessus de la tête
sagement. Je me retourne, le coté gauche est un peu mou, alors
je me recentre un peu. Je commence à me pencher pour
accélérer, mais le coté gauche redevient un peu
mou alors je dérive gentiment ma course d'élan. Et hop !
Un pas et demi et je suis en l'air. Je n'ai eu aucune gène de ma
genouillère (je n'y ai même pas pensé).
Je fais un aller à vitesse raisonnable jusqu'au fort du st
eynard. En me bataillant avec tout mon attirail (et surtout mon
appareil photo qu'arrive pas à trouver sa place et me gêne
à chaque appui sellette : La sangle autour du cou est trop
petite et l'appareil se coince dans les sangles de la sellette). En
plus pour un vol de reprise, j'essaie de me concentrer sur mes
sensations.
Pour le retour jusqu'à château nardant, idem. Je passe
tout au fond de la combe de manival mais suis obligé de revenir
devant. A château nardan, j'essaie de gratter pour atteindre la
dent de crolle sinon, au moins ses prémolaires... mais ça
ne veut pas le faire. Alors trace directe jusqu'à st hilaire. Au
passage j'enrhume prez (elle va vraiment bien ma'gic). rigolo sa
façon de voler : à chaque thermique, il prend un bouchon
monumental qu'il reperd à chaque sortie de thermique alors
qu'avec ma'gic je prends à peine de petits coups de pieds au cul
et je perds beaucoup moins en sortie. A un moment, nous volons cote
à cote... mais comme nous avons tous deux récemment
changé d'aile, aucun des deux n'est sur de reconnaître
l'aurte 
A st hil, le prez m'abandonne définitivement. Mais j'ai
récupéré Michel en point de mire. 'tain j'ai
l'épaule gauche complètement HS. Je n'enroule plus
qu'à droite sans même pouvoir cadencer à gauche 
Je rattrape michel à ste marie du mont mais je n'ai plus la
gniak pour enrouler le thermique de service à
l'extrémité sud. Je tente de repérer le gilloux et
richard (mais en fait je les ai déjà croisés dans
la transition précédente). Ste marie du mont... je ne
vois pas leur voiture à la salle des fêtes
bon ... je vais me poser, je suis exténué. Dans un
dernier sursaut, je franchis le bord du plateau intermédiaire
pour aller me poser le long de la route nationale : ça sera plus
simple pour faire du stop.
2 heures plus tard et une 40e de kilomètres plus loin, j'avise
un champ labouré à mi-chemin entre la buissière et
la zone d'aéromodélisme. Première et seule
appréhension par rapport à mon genou : au moment du
posé, je me rends compte que le champ labouré sera certes
moelleux, mais il est surtout chaotique. Du coup je pose un tantinet
rude mais sans aucun bobo au genou 
En deux coups de stop, je suis à ma voiture. Je redescends
chercher le marco et le prez. L'ensemble des libéristes a la
banane ! la vie est belle (et mon épaule douloureuse).
l'album photo (enfin 3 photos de mauvaise qualité et un
panoramique) sont vers là 
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